Un anonyme durant toute sa scolarité : le déni

Au mois de juin 2014, j'ai reçu sur la boîte mail de contact de ce site un très long témoigngage qui ne demandait pas à être publié. Tant que je n'ai pas l'accord explicite des personnes, je ne publie pas. 

La personne qui m'a écrit m'a raconté par le détail toutes les souffrances qu'elle avait subi durant sa scolarité, aussi bien en primaire qu'au collège et au lycée. Non seulement, tout y était détaillé mais des noms de personnes, d'établissements et de lieux étaient mentionnés. 

Non seulement les faits décrits étaient graves mais la personne laissait sous-entendre que les méfaits continuaient toujours aujourd'hui. 

J'avoue ne pas avoir su quoi faire sur le moment. Alors j'ai essayé de dialoguer avec l'établissement scolaire mis en cause dans ce témoignage. Les personnes avec lesquelles j'ai tenté de discuter m'ont clairement fait savoir que tout ceci n'était que de l'exagération voire de l'affabulation. 

J'ai ensuite transmis le témoignage aux autorités de police qui n'ont pas eu l'air d'être très concernées par ce que je leur expliquais. 

Au final, on a une personne qui a besoin d'aide mais qui n'est pas écouté par les services compétents. 

Au cas où vous me poseriez la question : l'adresse mail laissée était bidon et il n'y avait pas de coordonnées pour que je puisse joindre cette personne. 

Malgré tout ce qui a été fait, il existe encore des personnes pour qui le harcèlement scolaire est une vue de l'esprit et la récente hystérie autour des paroles d'enfants montre qu'on est pourtant capable de mobiliser les instituteurs, les parents, les services de police et les avocats. Mais c'est vrai que le sujet du harcèlement scolaire est beaucoup moins vendeur et sexy qu'un enfant qui dit qu'il comprend les terroristes.